12/10/2007
J'ai été swapppée !
Aujourd'hui j'ai eu une grosse journée boulot avec en prime 3h30 de trajet, et ce après une semaine pas tendre non plus (beaucoup de boulot et de déplacements pour le boulot, des incertitudes quant à ma mutation, et hier j'ai pris un caillou sur mon pare-brise... bousillé bien sûr). Y'a des semaines comme ça. C'est vous dire si je suis rentrée vannée et énervée... Ma seule envie en arrivant : douche puis avachissement sur mon canap' avec un bon bouquin et un bon thé... J'étais tellement crevée et dans le brouillard en rentrant que j'ai ouvert ma boîte aux lettres machinalement : vide. Et là, vu le titre de cet article, vous commencez à vous poser des questions, car vous savez déjà qu'en fait j'ai reçu un colis, mais où est-il donc mon colis, hein, où qu'il est ?
A côté de ma boîte, pardi ! Oui, j'ai un facteur facétieux qui ne met JAMAIS mes colis dans ma boîte mais les pose systématiquement à côté quand il ne les coince pas dans la fente au risque de me les bousiller. Bref, reprenons ! N'oubliez pas que je rentre tard, énervée et crevée, et donc, ben, j'ai failli rater mon colis qui m'attendait pourtant bien gentiment posé à côté de ma boîte ! Mince alors, ç'aurait été dommage ! A sa vue, et comprenant qu'il s’agissait du swap, mon moral remonte. Et pendant que je me traîne dans mon escalier, je découvre le nom de ma gentille expéditrice : ALaure ! ALaure, que j'ai rencontrée pour de vrai pour la première fois le 29 septembre, le fameux 29 septembre dernier ! (Quant aux autres participantes de cette fameuse journée : bande de chagasses ! Oui, vous, là, bien à l'abri derrière vos écrans, que je sens hilares de m'avoir menée en bateau pendant toute la journée, vous toutes, Anjelica, Choupynette, Flo, Florinette, Chimère et YueYin, toutes des chagasses !)
Bref, jarrête de vous faire languir, le voici, le voilà, MON colis, TADAM !!!

Plein de jolis paquets ! Et dedans les zolis pitits paquets, keskiya ? re-TADAM !!!

Alors, côté livres :
- Le Monde du bout du monde de Luis Sepulveda : je voulais découvrir Sepulveda depuis longtemps, mais ne connaissais pas ce titre
- La petite fille de Monsieur Linh de Philippe Claudel : ce livre est dans ma LAL depuis pfiou ! au moins !
Donc, du tout bon !
Côté thé :
- Un paquet de Balade Provençale, thé vert parfumé au jasmin et à la pêche. Je connaissais le thé vert parfumé au jasmin et le thé vert parfumé à la pêche, mais pas le thé vert parfumé aux deux ! Vous pouvez donc voir sur la photo, en haut à droite, ma première tasse de ce merveilleux thé, doux et parfumé, juste ce qu'il me fallait pour me réconforter !
- Dans une jolie petite boîte aux idéogrammes, Fleur de Geisha, un thé vert parfumé aux fleurs de cerisiers. Un thé que j'ai déjà eu l'occasion de goûter et que j'apprécie beaucoup.
- Et enfin une fleur de thé Pêche rouge. J'adore voir les fleurs de thé éclore, donc ALaure à encore tout bon !
Les plus :
- un mimi mini-stylo bleu, parfait pour accompagner mon carnet à LAL
- et deux marc'tapages faits-main ET personnalisés
Et enfin, une jolie carte avec un message très sympathique ! Merci infiniment ALaure pour tout ça, tu ne peux pas savoir comme ton colis est arrivé au bon moment pour faire du bien à mon moral ! Et merci Loutarwen pour avoir organisé ce swap. Et maintenant, je vais végéter devant mon écran, avec mon thé, et mes livres à portée de main...
BlueGrey
20:50 Publié dans * De tout, de rien... * | Lien permanent | Commentaires (20) | Tags : swap, blogosphère
09/10/2007
La maison assassinée – Pierre Magnan (1984)
Genre : drame paysan
Le 29 septembre 1896 en Haute-Provence, par une nuit d'orage, toute la famille Monge est massacrée, égorgée. Séraphin, bébé de trois semaines, est le seul survivant... Les années passent. Après la Première Guerre mondiale, Séraphin revient au pays. Surgi du passé, Séraphin dérange les villageois, leur fait peur, les fascine aussi. Car il est bien étrange ce jeune homme beau tel un archange, puissant, placide et silencieux, toujours les poings serrés, qui entreprend de démolir, pierre à pierre, la maison du drame, comme pour l'effacer ou peut-être pour découvrir dans ses entrailles les réponses à ses questions. Car, hanté par l'image de sa mère morte, Séraphin n'aspire qu'à découvrir la vérité sur la mort des siens, et se venger. Or cela, tout l'indiffère : l'opinion publique, l'amitié que lui offre une "gueule cassée", l'amour des femmes... rien ne semble l'atteindre. De rencontres en révélations, il se lance en silence sur la trace des coupables. Mais à grande surprise, un inconnu le devance sur le chemin de sa vengeance.
Pierre Magnan a écrit là un remarquable roman dont l'intrigue policière touche à la tragédie. Mais avant tout ce livre est un roman d'atmosphère, qui mêle le mystère au réalisme paysan. Pierre Magnan parvient à saisir de manière réaliste l'ambiance étouffante faite de non-dits qui règne dans le village, mais aussi ce quotidien accablant que les habitants rehaussent de on-dit et de racontars. Les notables du village (Didon Sépulcre, propriétaire du moulin à huile, Célestat Dormeur le boulanger, et Gaspard Dupin, enrichi grâce à la guerre) paraissent vite bien louches mais on ne comprendra que très tard la véritable teneur de leur implication dans l'intrigue. Les personnages féminins ne sont pas en reste, surtout le trio principal formé par Rose Sépulcre, Marie Dormeur et Charmaine Dupin (les filles respectives des trois hommes suscités). Et bien qu'au début le fait qu'elles se jettent toutes trois à la tête de Séraphin puisse paraître passablement artificiel, il faut leur reconnaître du caractère et de l'éclat, rehaussé d'un brin de perversité et d'une liberté de ton et d'action inattendue mais salutaire vu l'époque du récit. Quant à Séraphin, pris par son obsession macabre qui le poursuit sans répit et sa vengeance qui le dépasse, il paraît presque extérieur aux évènements alors qu'il en est le centre de gravité et le déclencheur.
Le décor rude et sauvage, les personnages forts et bien campés, le style précis, l'intrigue sinueuse : le tout forme un roman noir et poisseux, parfois quelque peu dérangeant, et assurément prenant.
En 1987 Georges Lautner a adapté ce roman en un film assez fidèle avec Patrick Bruel dans le rôle principal. Le film joue la carte du lent mélodrame rural et rend à merveille l'univers campagnard lourd de menaces, de haines et de secrets enfouis. On retrouve donc bien l'atmosphère du roman, mais la mise en scène ne décolle pas de l'illustration genre téléfilm. De plus, j'ai eu du mal a trouver Patrick Bruel crédible en Séraphin Monge : il manque cruellement de carrure pour un tel personnage et le rend bien fade alors qu'il devrait être énigmatique et fascinant.
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Pierre Magnan, La maison assassinée, éd. Denoël, coll. folio policier, 2003 (1984), 345 pages, 7,20 €.
Merci à Flo pour m'avoir fait découvrir ce livre et cet auteur !
18:10 | Lien permanent | Commentaires (18) | Tags : la maison assassinée, pierre magnan, littérature française, cinéma, polar, vengeance






















