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<title>le cri du lézard</title>
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<title>L'angoisse du roi Salomon – Romain Gary (Emile Ajar) [1979]</title>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-16077&quot; src=&quot;http://descaillouxpleinleventre.blogspirit.com/media/01/02/5241f3784ad62eec1a01a08d1ab59ef3.gif&quot; alt=&quot;5241f3784ad62eec1a01a08d1ab59ef3.gif&quot; style=&quot;float: left; margin: 0em 0em 0em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-16077&quot; /&gt; &lt;img name=&quot;media-16077&quot; src=&quot;http://descaillouxpleinleventre.blogspirit.com/media/01/02/5241f3784ad62eec1a01a08d1ab59ef3.gif&quot; alt=&quot;5241f3784ad62eec1a01a08d1ab59ef3.gif&quot; style=&quot;float: left; margin: 0em 0em 0em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-16077&quot; /&gt; &lt;img name=&quot;media-16077&quot; src=&quot;http://descaillouxpleinleventre.blogspirit.com/media/01/02/5241f3784ad62eec1a01a08d1ab59ef3.gif&quot; alt=&quot;5241f3784ad62eec1a01a08d1ab59ef3.gif&quot; style=&quot;float: left; margin: 0em 0em 0em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-16077&quot; /&gt; &lt;img name=&quot;media-16077&quot; src=&quot;http://descaillouxpleinleventre.blogspirit.com/media/01/02/5241f3784ad62eec1a01a08d1ab59ef3.gif&quot; alt=&quot;5241f3784ad62eec1a01a08d1ab59ef3.gif&quot; style=&quot;float: left; margin: 0em 0em 0em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-16077&quot; /&gt; &lt;img src=&quot;http://descaillouxpleinleventre.blogspirit.com/images/%C3%A9toile%20p%C3%A2le.gif&quot; style=&quot;float: left; margin: 0em 0em 0em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-16077&quot; name=&quot;media-16077&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://descaillouxpleinleventre.blogspirit.com/media/02/00/389734978.gif&quot; id=&quot;media-423761&quot; alt=&quot;L angoisse du roi Salomon.gif&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 1em 0.3em 0em 0;&quot; name=&quot;media-423761&quot; /&gt;Jean, vingt-cinq ans, est taxi. Un jour monte dans son taxi monsieur Salomon, octogénaire ancien roi du prêt-à-porter qui lutte contre l'angoisse de la mort, qu'il refuse : &lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #b96326;&quot;&gt;« Je vous préviens que ça ne se passera pas comme ça. Il est exact que je viens d'avoir quatre-vingt-cinq ans. Mais de là à me croire nul et non avenu, il y a un pas que je ne vous permets pas de franchir. Il y a une chose que je tiens à vous dire. Je tiens à vous dire, mes jeunes amis, que je n'ai pas échappé aux nazis pendant quatre ans, à la Gestapo, à la déportation, aux rafles pour le Vél' d'Hiv', aux chambres à gaz et à l'extermination pour me laisser faire par une quelconque mort dite naturelle de troisième ordre, sous de miteux prétextes physiologiques. Les meilleurs ne sont pas parvenus à m'avoir, alors vous pensez qu'on ne m'aura pas par la routine. Je n'ai pas échappé à l'Holocauste pour rien, mes petits amis. J'ai l'intention de vivre vieux, qu'on se le tienne pour dit ! »&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Monsieur Salomon se prend d'amitié pour Jean et l'engage dans son association d'aide aux personnes désespérées. La mission de Jean sera de porter des cadeaux, fleurs, ou messages que monsieur Salomon envoie aux gens seuls et âgés. Un matin monsieur Salomon envoie Jean porter des fruits confits à mademoiselle Cora Lamenaire, une ancienne chanteuse réaliste, une femme que monsieur Salomon à jadis aimé...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je dois avouer que, suite à ma déconvenue face à &lt;a target=&quot;_self&quot; href=&quot;http://descaillouxpleinleventre.blogspirit.com/archive/2006/11/06/gros-calin.html&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Gros-Câlin&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; du même Emile Ajar / Romain Gary, j'étais quelque peu circonspecte en ouvrant ce livre-ci. Mais je dois reconnaître que, malgré ma réticence initiale, je me suis très vite attachée à ce récit et à ses héros et j'ai pris énormément de plaisir à cette lecture ! Les raisons de mon engouement sont multiples et je ne sais par quoi commencer pour vous donner envie de vous aussi découvrir ce roman !&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;On est tout d'abord saisi par le charme qui émane de chacun des protagonistes : Jean, monsieur Salomon et mademoiselle Cora bien sûr, mais aussi tous les personnages secondaires, tous étonnants et farfelus, et tous éminemment bien croqués. On ne peut que ressentir une infinie tendresse pour tout ce petit monde où la lutte pour la vie et la fraternité semblent être un acte de foi.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L'histoire ensuite, totalement incongrue (et c'est un compliment !), déborde de tendresse (sans sombrer pour autant dans la mièvrerie) et aborde, avec finesse et humour, des thématiques essentielles : l'amour et ses paradoxes, l'angoisse de la vieillesse, les préjugés (formidable Monsieur Tapu, summum de bêtise crasse !) et, envers et contre tout, le refus farouche du renoncement et du désespoir.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Quant au style, si je reprochais à &lt;a target=&quot;_self&quot; href=&quot;http://descaillouxpleinleventre.blogspirit.com/archive/2006/11/06/gros-calin.html&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Gros-Câlin&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; une surabondance exaspérante de figures de style et jeux de mots qui égaraient quelque peu le lecteur, j'ai trouvé ce livre-ci tout à fait bien dosé et équilibré. Ce roman est truffé d'aphorismes et d'habiles inventions langagières, mais il reste efficace grâce à la précision de son style et de sa langue, sa verve, son ton faussement naïf et décontracté et son optimisme porté par un rythme lent et débonnaire.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce roman, d'une irrésistible drôlerie et d'une grande humanité, charme, émeut et force à croire que &lt;span style=&quot;color: #b96326;&quot;&gt;&lt;b&gt;« Au fond de chaque homme se cache un être humain et tôt ou tard, ça finira bien par sortir... »&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Une vraie et belle découverte, enchanteresse ! Un livre que l'on savoure, le sourire aux lèvres...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Et, pour le plaisir, un petit extrait : &lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #b96326;&quot;&gt;« Chuck était très intéressé par ces largesses. Pour lui, le roi Salomon faisait du remplacement, de l'intérim. &lt;i&gt;Intérim : espace du temps pendant lequel une fonction est remplie par un autre que le titulaire&lt;/i&gt;. C'est dans le petit Larousse. Pour Chuck, le roi Salomon fait du remplacement et de l'intérim, vu que le titulaire n'est pas là et il se venge de lui en Le remplaçant, pour Lui signifier ainsi son absence. J'avais essayé de ne pas continuer cette conversation avec Chuck, on ne sait jamais ce qu'il va en sortir, et des fois ça vous affole complètement, ses trucs. Pour lui, le roi Salomon faisait de l'intérim pour donner une leçon à Dieu et Lui faire honte. Pour monsieur Salomon, Dieu aurait dû s'occuper des choses qu'Il ne s'occupait pas et comme monsieur Salomon avait des moyens, il faisait de l'intérim. Peut-être que Dieu, en voyant qu'un autre vieux monsieur faisait pleuvoir ses bontés à Sa place serait piqué au vif, cesserait de se désintéresser et montrerait qu'Il peut faire beaucoup mieux que le roi du prêt-à-porter, Salomon Rubinstein, Esq. Voilà comment Chuck expliquait la générosité de monsieur Salomon et sa munificence. &lt;i&gt;Munificence : disposition qui porte aux libéralités&lt;/i&gt;. Je m'étais bien marré à l'idée que monsieur Salomon faisait des signaux lumineux à Dieu et essayait de Lui faire honte. »&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;______________________________&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Romain Gary (Emile Ajar), &lt;i&gt;L'angoisse du roi Salomon&lt;/i&gt;, éd. Gallimard, coll. folio, 1987 (1979), 349 pages, 7 €.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Du même auteur : &lt;a target=&quot;_self&quot; href=&quot;http://descaillouxpleinleventre.blogspirit.com/archive/2006/11/06/gros-calin.html&quot;&gt;&lt;b&gt;Gros-Câlin&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_self&quot; href=&quot;http://descaillouxpleinleventre.blogspirit.com/archive/2009/02/17/la-chaine-des-livres-c-est-partiii.html&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-322211&quot; src=&quot;http://descaillouxpleinleventre.blogspirit.com/media/01/02/418827320.gif&quot; alt=&quot;petit livre.gif&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0em 0.5em 0em 0;&quot; id=&quot;media-322211&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Un livre proposé par &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lireouimaisquoi.over-blog.com/&quot;&gt;YueYin&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Les avis de &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://chroniques-d-isil.over-blog.com/article-28393905.html&quot;&gt;Isil&lt;/a&gt;, &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://levraoueg.wordpress.com/2009/03/23/langoisse-du-roi-salomon/&quot;&gt;Levraoueg&lt;/a&gt;, &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.armande22.com/article-29663428.html&quot;&gt;Armande&lt;/a&gt;, &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-30047371.html&quot;&gt;Keisha&lt;/a&gt;, &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://alivreouvert.over-blog.net/article-30696183.html&quot;&gt;Chimère&lt;/a&gt;, &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://carnets.over-blog.fr/article-32335419.html&quot;&gt;Pascale&lt;/a&gt;, &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://yoshi73.canalblog.com/archives/2009/08/07/14676118.html&quot;&gt;Yoshi&lt;/a&gt; &amp;amp; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://leiloona.canalblog.com/archives/2009/10/10/15373209.html&quot;&gt;Leiloona&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
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<title>Courir – Jean Echenoz [2008]</title>
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<title>Disparu à jamais – Harlan Coben [2002]</title>
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<updated>2009-11-20T11:31:33+01:00</updated>
<published>2009-11-15T10:42:00+01:00</published>
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<summary>             &amp;nbsp;    Sur son lit de mort, la mère de Will lui adresse ces...</summary>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-16077&quot; src=&quot;http://descaillouxpleinleventre.blogspirit.com/media/01/02/5241f3784ad62eec1a01a08d1ab59ef3.gif&quot; alt=&quot;5241f3784ad62eec1a01a08d1ab59ef3.gif&quot; style=&quot;float: left; margin: 0em 0em 0em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-16077&quot; /&gt; &lt;img name=&quot;media-16077&quot; src=&quot;http://descaillouxpleinleventre.blogspirit.com/media/01/02/5241f3784ad62eec1a01a08d1ab59ef3.gif&quot; alt=&quot;5241f3784ad62eec1a01a08d1ab59ef3.gif&quot; style=&quot;float: left; margin: 0em 0em 0em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-16077&quot; /&gt; &lt;img name=&quot;media-16077&quot; src=&quot;http://descaillouxpleinleventre.blogspirit.com/media/01/02/5241f3784ad62eec1a01a08d1ab59ef3.gif&quot; alt=&quot;5241f3784ad62eec1a01a08d1ab59ef3.gif&quot; style=&quot;float: left; margin: 0em 0em 0em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-16077&quot; /&gt; &lt;img src=&quot;http://descaillouxpleinleventre.blogspirit.com/images/%C3%A9toile%20p%C3%A2le.gif&quot; style=&quot;float: left; margin: 0em 0em 0em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-16077&quot; name=&quot;media-16077&quot; /&gt; &lt;img src=&quot;http://descaillouxpleinleventre.blogspirit.com/images/%C3%A9toile%20p%C3%A2le.gif&quot; style=&quot;float: left; margin: 0em 0em 0em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-16077&quot; name=&quot;media-16077&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://descaillouxpleinleventre.blogspirit.com/media/02/00/264892745.gif&quot; id=&quot;media-421939&quot; alt=&quot;Disparu à jamais.gif&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 1em 0.3em 0em 0;&quot; name=&quot;media-421939&quot; /&gt;Sur son lit de mort, la mère de Will lui adresse ces derniers mots : « Il est vivant ». &quot;Il&quot;, c'est Ken, le frère de Will qui a disparu 11 ans auparavant après le meurtre de la jeune voisine, Julie Meyer, dont il est accusé. Pendant toutes ces années, Will l'a cru mort ! Persuadé de son innocence, Will part à la recherche de Ken. Mais au même moment, sa compagne Sheila disparaît... Et ceci n'est que le début d'une enquête pleine de retournements de situation où l'on croise des adolescentes prostituées, des trafiquants sans scrupules, un tueur psychopathe, sans oublier, pour faire bon poids, la mafia et le FBI.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Généralement, je n'aime pas beaucoup ce genre de roman que j'avale d'une traite, en une paire d'heure, prise par l'efficacité du récit. Je sais, cela peut paraître paradoxal... Mais je peux m'expliquer ! Ce genre de polar systématise la technique du rebondissement permanent. Certes, c'est efficace : on tourne page après page avec frénésie, totalement happé par le suspense, et assurément on passe un bon moment de lecture. Toutefois, les rebondissements sont bien souvent une peu trop &quot;gros&quot; et l'intrigue improbable, et je n'arrive jamais à faire totalement abstraction du procédé, je cherche toujours à en disséquer la mécanique trop bien huilée et à en relever les incohérences, ce qui m'empêche de pleinement adhérer au récit.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ainsi, je reconnais à Harlan Coben un vrai talent de narrateur et &lt;i&gt;&lt;b&gt;Disparu à jamais&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; est un bouquin lu avec plaisir, mais aussi très vite oublié une fois refermé.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;______________________________&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Harlan Coben, &lt;i&gt;Disparu à jamais (Gone for good)&lt;/i&gt;, traduit de l'américain par Roxane Azimi, éd. Pocket, coll. Pocket thriller, 2004 (2002), 466 pages, 7,30 €.&lt;/p&gt;
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<title>Exit le fantôme – Philip Roth (2007)</title>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-16077&quot; src=&quot;http://descaillouxpleinleventre.blogspirit.com/media/01/02/5241f3784ad62eec1a01a08d1ab59ef3.gif&quot; alt=&quot;5241f3784ad62eec1a01a08d1ab59ef3.gif&quot; style=&quot;float: left; margin: 0em 0em 0em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-16077&quot; /&gt;&lt;img name=&quot;media-16077&quot; src=&quot;http://descaillouxpleinleventre.blogspirit.com/media/01/02/5241f3784ad62eec1a01a08d1ab59ef3.gif&quot; alt=&quot;5241f3784ad62eec1a01a08d1ab59ef3.gif&quot; style=&quot;float: left; margin: 0em 0em 0em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-16077&quot; /&gt;&lt;img name=&quot;media-16077&quot; src=&quot;http://descaillouxpleinleventre.blogspirit.com/media/01/02/5241f3784ad62eec1a01a08d1ab59ef3.gif&quot; alt=&quot;5241f3784ad62eec1a01a08d1ab59ef3.gif&quot; style=&quot;float: left; margin: 0em 0em 0em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-16077&quot; /&gt;&lt;img name=&quot;media-16077&quot; src=&quot;http://descaillouxpleinleventre.blogspirit.com/media/01/02/5241f3784ad62eec1a01a08d1ab59ef3.gif&quot; alt=&quot;5241f3784ad62eec1a01a08d1ab59ef3.gif&quot; style=&quot;float: left; margin: 0em 0em 0em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-16077&quot; /&gt;&lt;img src=&quot;http://descaillouxpleinleventre.blogspirit.com/images/%C3%A9toile%20p%C3%A2le.gif&quot; style=&quot;float: left; margin: 0em 0em 0em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-16077&quot; name=&quot;media-16077&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://descaillouxpleinleventre.blogspirit.com/media/01/00/791456514.gif&quot; id=&quot;media-421042&quot; alt=&quot;Exit le fantôme.gif&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 1em 0.3em 0em 0;&quot; name=&quot;media-421042&quot; /&gt;Nathan Zuckerman, le personnage principal de ce livre, est l'alter ego régulier de Philip Roth. On le retrouve dans nombre de ses romans, tantôt personnage central, tantôt second rôle. Dans tous les cas, il semble révéler les réflexions, les certitudes et les doutes de son créateur. Réflexions sur l'écriture, sur les relations complexes entre l'art et la vie, sur la place de l'écrivain dans la société, sur l'actualité, la politique et l'avenir de la société américaine...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Nous retrouvons donc Nathan Zuckerman à 71 ans, toujours épatant d'intelligence, de lucidité et d'humour ironique, et désormais écrivain reconnu. Le voilà de retour à New York après onze ans d'exil volontaire dans les Berkshires (campagne du Massachusetts). Onze années vécues en solitaire et exclusivement consacrées à l'écriture et à la lecture. Onze années &quot;hors la vie&quot;, coupé de tout et de tous. Si ce jour d'automne 2004 Nathan Zuckerman est de retour à New York, c'est poussé par la nécessité. Il revient pour subir une intervention susceptible d'améliorer son problème d'incontinence, à défaut de pouvoir régler l'autre conséquence pénible de son cancer de la prostate : l'impuissance. De retour au monde dont il s'était volontairement soustrait, le voilà obligé de se confronter à ce qu'il avait fui : les autres, et avec eux les rapports de force et le retour des affres du désir.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dans la ville encore secouée par l'onde de choc des attentas du 11 septembre 2001 et accablée par la réélection inattendue de George W. Bush, trois rencontres vont occuper Nathan Zuckerman. Il y a d'abord Amy Bellette, ancienne compagne de son mentor, l'écrivain disparu E.I. Lonoff, aujourd'hui décatie et atteinte d'une tumeur au cerveau. Puis Richard Kliman, jeune arriviste insupportable qui a entrepris d'écrire une biographie de Lonoff alourdie d'un sordide secret, au grand dam de Zuckerman, pour qui l'entreprise reviendrait à laisser la vie du grand homme prendre le pas sur la postérité de son œuvre. Enfin, un jeune couple d'écrivains avec qui il envisage un échange de maisons. Et voilà Zuckerman, qui s'en croyait immunisé, en proie au désir fou pour Jamie, la très charmante jeune femme du couple. Et afin d'exorciser cette impossible liaison, il rédige, au grès de ses fantasmes, des dialogues de théâtre où Elle et Lui se donnent la réplique. Mise en abîme de l'écrivain qui ré-enchante son existence par la fiction.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pour Philip Roth, Nathan Zuckerman est habituellement le dépositaire des séismes individuels provoqués par l'Histoire américaine. Ainsi ce roman aborde les conséquences psychologiques des attentats de 2001 et de la réélection de Bush fils. Cependant, dans &lt;i&gt;&lt;b&gt;Exit le fantôme&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;, son principal sujet n'est pas là, mais est son héros lui-même et sa condition d'homme sur le déclin, en déroute tant physique qu'intellectuelle. Il aborde de façon tour à tour digne, mélancolique, rageuse ou moqueuse le problème du vieillissement et du cortège de maladies, de petites misères, de renoncements et d'humiliations qui l'accompagnent.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dans ce roman, Philip Roth interroge aussi la fiction et la postérité littéraire en une charge contre le réductionnisme biographique. Par la révolte de Zuckerman devant l'opportunisme de Richard Kliman, Philip Roth dénonce le sort des artistes donnés en pâture contre leur gré à des biographes plus enclins à se faire un nom qu'à comprendre l'œuvre, à chercher un scandale vendeur qu'à respecter l'intimité de l'homme. Ainsi écrit-il : &lt;span style=&quot;color: #d21f14;&quot;&gt;&lt;b&gt;«Dès que l'on entre dans les simplifications idéologiques et dans le réductionnisme biographique du journalisme, l'essence de l'œuvre d'art disparaît»&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Exit le fantôme&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; est donc un roman très riche et profond, dont la multiplicité des interprétations possibles n'ôte rien à l'élégante simplicité et à la discrète sophistication.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;_____________________________&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_self&quot; href=&quot;http://descaillouxpleinleventre.blogspirit.com/archive/2009/11/03/challenge-100-ans-de-litterature-americaine.html&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://descaillouxpleinleventre.blogspirit.com/images/logo%20challenge%20litt%C3%A9rature%20am%C3%A9ricaine.gif&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.3em 0.5em 0em 0;&quot; id=&quot;media-322211&quot; name=&quot;media-322211&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Philip Roth, &lt;i&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.alapage.com/m/ps/mpid:MP-86899M2092578#moid:MO-86899M3528301&quot;&gt;Exit le fantôme&lt;/a&gt; (Exit Ghost)&lt;/i&gt;, traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Marie-Claire Pasquier, éd. Gallimard, coll. Du monde entier, 2007 (2007), 326 pages, 21 €.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;J'ai reçu ce livre dans le cadre de l'opération &quot;Cadeau Test&quot; de &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.alapage.com/m/pl/malid:15631648&quot;&gt;&lt;b&gt;alapage.com&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, que je remercie pour cet envoi.&lt;/p&gt;
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<title>La sorcière de Salem – Elisabeth Gaskell (1861)</title>
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<summary>         &amp;nbsp;    En 1691, à la mort de ses parents, Loïs Barclay, jeune...</summary>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-16077&quot; src=&quot;http://descaillouxpleinleventre.blogspirit.com/media/01/02/5241f3784ad62eec1a01a08d1ab59ef3.gif&quot; alt=&quot;5241f3784ad62eec1a01a08d1ab59ef3.gif&quot; style=&quot;float: left; margin: 0em 0em 0em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-16077&quot; /&gt;&lt;img name=&quot;media-16077&quot; src=&quot;http://descaillouxpleinleventre.blogspirit.com/media/01/02/5241f3784ad62eec1a01a08d1ab59ef3.gif&quot; alt=&quot;5241f3784ad62eec1a01a08d1ab59ef3.gif&quot; style=&quot;float: left; margin: 0em 0em 0em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-16077&quot; /&gt;&lt;img name=&quot;media-16077&quot; src=&quot;http://descaillouxpleinleventre.blogspirit.com/media/01/02/5241f3784ad62eec1a01a08d1ab59ef3.gif&quot; alt=&quot;5241f3784ad62eec1a01a08d1ab59ef3.gif&quot; style=&quot;float: left; margin: 0em 0em 0em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-16077&quot; /&gt;&lt;img src=&quot;http://descaillouxpleinleventre.blogspirit.com/images/%C3%A9toile%20p%C3%A2le.gif&quot; style=&quot;float: left; margin: 0em 0em 0em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-16077&quot; name=&quot;media-16077&quot; /&gt;&lt;img src=&quot;http://descaillouxpleinleventre.blogspirit.com/images/%C3%A9toile%20p%C3%A2le.gif&quot; style=&quot;float: left; margin: 0em 0em 0em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-16077&quot; name=&quot;media-16077&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://descaillouxpleinleventre.blogspirit.com/media/02/02/314303970.gif&quot; id=&quot;media-419877&quot; alt=&quot;La sorcière de Salem.gif&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 1em 0.3em 0em 0;&quot; name=&quot;media-419877&quot; /&gt;En 1691, à la mort de ses parents, Loïs Barclay, jeune anglaise de 18 ans, rejoint la famille de son oncle en Nouvelle-Angleterre, à Salem, où s'est établi une petite communauté puritaine très stricte. Très vite, Loïs est confrontée au rejet et à la solitude : son oncle décède peu de temps après son arrivée, sa tante est d'une totale froideur envers elle, son cousin la poursuit de ses assiduités, sa cousine Faith la jalouse, quant à la petite Prudence, sa perversité va mener au drame... Car dans la petite ville, l'hystérie gagne la population persuadée que des sorcières vivent parmi eux.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En s'appuyant sur des faits historiques, comptes rendus des procès et suites de l'affaire, Elizabeth Gaskell retrace les événements réels concernant la condamnation et l'exécution d'une vingtaine de personnes accusées de sorcellerie en 1692 dans le Massachussetts : la fameuse affaire des sorcières de Salem. Elizabeth Gaskell, dans un style clair et joliment désuet, décrit avec talent l'implacable paranoïa qui saisit la petite ville. Elle parvient à rendre magistralement la montée de la peur, de la suspicion et de la haine, et l'atmosphère de jalousie, de délation et de folie collective qui vont balayer Salem. Elizabeth Gaskell dénonce et condamne ainsi avec finesse les excès du puritanisme.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Un petit bémol toutefois : les personnages restent rudimentaires et manquent de profondeur, à l'image de l'héroïne, Loïs Barclay, archétype de l'ingénue-tête-à-claques : douce jeune fille naïve, innocente, franche, bonne, honnête, vertueuse, croyante, qui reste gentille et digne, même quand on lui fait du tort. Bref, parfaite, et parfaitement agaçante ! Elle parait bien falote, un peu sotte et manque de caractère.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;______________________________&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Elisabeth Gaskell, &lt;i&gt;La sorcière de Salem (Loïs the Witch)&lt;/i&gt;, traduit de l'anglais par Roger Kann et Bertrand Fillaudeau, éd. José Corti, coll. romantique, 1999 (1861), 210 pages, 15,25 €.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_self&quot; href=&quot;http://descaillouxpleinleventre.blogspirit.com/archive/2009/02/17/la-chaine-des-livres-c-est-partiii.html&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-322211&quot; src=&quot;http://descaillouxpleinleventre.blogspirit.com/media/01/02/418827320.gif&quot; alt=&quot;petit livre.gif&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0em 0.5em 0em 0;&quot; id=&quot;media-322211&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Un livre proposé par &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://chroniques-d-isil.over-blog.com/article-24637152.html&quot;&gt;Isil&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Les avis de &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://levraoueg.wordpress.com/2009/02/28/la-sorciere-de-salem/&quot;&gt;Levraoueg&lt;/a&gt;, &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.armande22.com/article-28849504.html&quot;&gt;Armande&lt;/a&gt;, &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-29135904.html&quot;&gt;Keisha&lt;/a&gt;, &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://alivreouvert.over-blog.net/article-30077601.html&quot;&gt;Chimère&lt;/a&gt;, &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://carnets.over-blog.fr/article-31050888.html&quot;&gt;Pascale&lt;/a&gt;, &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://yoshi73.canalblog.com/archives/2009/07/16/14418214.html&quot;&gt;Yoshi&lt;/a&gt;, &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://leiloona.canalblog.com/archives/2009/09/12/15045410.html&quot;&gt;Leiloona&lt;/a&gt; &amp;amp; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://legrandnullepart.over-blog.com/article-36465345.html&quot;&gt;Restling&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
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<title>La convocation – Herta Müller (1997)</title>
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<summary> Si, comme a moi, le nom du dernier prix Nobel de littérature, Herta Müller,...</summary>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Si, comme a moi, le nom du dernier prix Nobel de littérature, Herta Müller, romancière allemande d'origine roumaine, vous était totalement inconnu, et si, comme moi, vous avez tenté d'en savoir plus, vous avez dû, comme moi, être assez désappointés. Car sur les dix-neuf livres qu'elle a publiés, seuls trois sont traduits en français ! Difficile donc de se faire sa propre opinion sur son œuvre... Mais puisqu'il faut bien commencer par quelque part, et puisque, dans les rayonnages de ma médiathèque, seul un de ses titres était disponible, voici donc ma chronique de &lt;b&gt;&lt;i&gt;La convocation&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;. Puisse ma modeste contribution permettre d'éclairer un peu d'autres lecteurs potentiels de la dame. Car, si ce genre de Prix a une quelconque utilité, c'est bien de faire découvrir des auteurs méconnus...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-16077&quot; src=&quot;http://descaillouxpleinleventre.blogspirit.com/media/01/02/5241f3784ad62eec1a01a08d1ab59ef3.gif&quot; alt=&quot;5241f3784ad62eec1a01a08d1ab59ef3.gif&quot; style=&quot;float: left; margin: 0em 0em 0em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-16077&quot; /&gt;&lt;img name=&quot;media-16077&quot; src=&quot;http://descaillouxpleinleventre.blogspirit.com/media/01/02/5241f3784ad62eec1a01a08d1ab59ef3.gif&quot; alt=&quot;5241f3784ad62eec1a01a08d1ab59ef3.gif&quot; style=&quot;float: left; margin: 0em 0em 0em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-16077&quot; /&gt;&lt;img name=&quot;media-16077&quot; src=&quot;http://descaillouxpleinleventre.blogspirit.com/media/01/02/5241f3784ad62eec1a01a08d1ab59ef3.gif&quot; alt=&quot;5241f3784ad62eec1a01a08d1ab59ef3.gif&quot; style=&quot;float: left; margin: 0em 0em 0em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-16077&quot; /&gt;&lt;img src=&quot;http://descaillouxpleinleventre.blogspirit.com/images/%C3%A9toile%20p%C3%A2le.gif&quot; style=&quot;float: left; margin: 0em 0em 0em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-16077&quot; name=&quot;media-16077&quot; /&gt;&lt;img src=&quot;http://descaillouxpleinleventre.blogspirit.com/images/%C3%A9toile%20p%C3%A2le.gif&quot; style=&quot;float: left; margin: 0em 0em 0em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-16077&quot; name=&quot;media-16077&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://descaillouxpleinleventre.blogspirit.com/media/00/00/762282986.gif&quot; id=&quot;media-418336&quot; alt=&quot;La convocation.gif&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 1em 0.3em 0em 0;&quot; /&gt;Un jour, elle a glissé un message, un appel au secours enfantin, dans la poche des pantalons qu'elle confectionnait pour une grande maison de couture italienne : &lt;i&gt;Ti aspetto&lt;/i&gt;. Ses petits papiers découverts, on les condamna, les qualifiant de prostitution sur le lieu de travail. Depuis, elle est régulièrement convoquée. Et dans le tramway qui la mène une fois de plus au bureau de la Securitate, la narratrice lutte pour ne pas se laisser entraîner par son angoisse et ne pas perdre la tête.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ainsi, au grès de ses pensées, trois types de narration se succèdent et s'entremêlent : le regard de la narratrice sur le conducteur et les autres passagers du tramway, le retour sur les épisodes marquants de sa propre vie, et l'anticipation de son prochain interrogatoire. Car, bien qu'elle tente de la maintenir à distance, la réalité imminente est trop forte et s'impose par intermittence : la narratrice se voit devant son inquisiteur, le commandant Albu, un homme qui, chaque fois, lui écrase les doigts quand il lui baise la main et y laisse une trace mouillée, humiliante, et qui lui pose sans cesse les mêmes questions auxquelles elle ne sait plus quoi répondre.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dans ce récit, l'attention est d'abord portée aux détails, à ce qui fait que la liberté des personnages se rétrécit inexorablement, que leur existence est comprimée par des humiliations quotidiennes, que leur humanité est niée avec une cruelle permanence. Herta Müller décrit avec finesse la réalité intime et journalière de la dictature, la peur rampante coutumière qu'elle impose sur chaque individu, sur chaque événement, moment et geste de la vie de tous les jours, et qui, insidieusement, influe sur tout et tout le monde, rendant chacun paranoïaque. Une dénonciation forte et habile de l'oppression vécue au quotidien.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Cette position résolument politique est servie par une langue comprimée, souvent difficile, et qui emprunte à la fois à la poésie et au langage populaire. En effet, la langue d'Herta Müller est ardue, caractérisée par des phrases courtes, mais aussi très imagée et riche en métaphores. Ces déambulations allégoriques perdent parfois un peu le lecteur dans leurs méandres, mais donnent aussi une certaine musicalité au récit. Cette forme singulière de l'écriture de Herta Müller surprend, déroute et finalement, quoique difficilement, conquiert.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333;&quot;&gt;&lt;b&gt;« Dans mon désir de savoir comment marche la vie, en revenant de chez le cordonnier, je passai en revue toutes les possibilités d'en avoir assez du monde. La première et la meilleur : comme la plupart des gens, ne jamais être convoqué et ne jamais perdre la tête. La deuxième : ne jamais être convoqué mais perdre la tête, comme la femme du cordonnier et Madame Micu au rez-de-chaussée, près de l'entrée. La troisième : être convoqué et perdre la tête comme ces deux femmes que l'on avait rendues folles dans cet établissement. Être convoqué et ne jamais perdre la tête, comme Paul et moi, est la quatrième. Elle n'est pas particulièrement bonne, mais s'agissant de nous, c'est la meilleure. Sur le trottoir, il y avait une prune écrasée, des guêpes s'en gavaient, des petites qui venaient à peine de naître et des vieilles. Si une famille entière trouve place sur une prune, qu'est-ce que cela doit donner... Le soleil quittait la ville, attiré vers les champs. A première vue, il était fardé de couleurs criardes pour le soir, mais à bien y regarder, il était fusillé, rouge comme une masse de coquelicots, aurait dit l'officier de Lilli. Oui, c'est la cinquième possibilité : être jeune, belle plus que de raison, ne pas avoir perdu la tête mais être morte. Et pour cela, point besoin de s'appeler Lilli. »&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;______________________________&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Herta Müller, &lt;i&gt;La convocation (Heute wär ich mir lieber nicht begegnet)&lt;/i&gt;, traduit de l'allemand par Claire de Oliveira, éd. Métaillé, coll. Bibliothèque allemande, 2001 (1997), 207 pages, 18,50 €.&lt;/p&gt;
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<title>Challenge &quot;Coups de coeur de la blogosphère&quot;</title>
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<updated>2009-11-04T15:25:02+01:00</updated>
<published>2009-11-04T12:35:00+01:00</published>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Bhâ oui ! J'ai à nouveau cédé à la tentation ! Me voilà donc inscrite au challenge &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.audouchoc.com/article-non-si-encore-un-challenge--38300624.html&quot;&gt;&lt;b&gt;Les coups de coeur de la blogosphère&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, organisé par &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.audouchoc.com/&quot;&gt;&lt;b&gt;Theoma&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.audouchoc.com/article-non-si-encore-un-challenge--38300624.html&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://bouboubouquine.free.fr/wp-content/2009/10/coeur-vs3.jpg&quot; alt=&quot;coeur-vs3.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0em 0pt;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il s'agit cette fois de lire &lt;span style=&quot;color: #ec6c21;&quot;&gt;&lt;b&gt;avant le 30 juin 2011&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; (nous avons donc le temps de voir venir !) au minimum &lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #ec6c21;&quot;&gt;2 romans&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; de la liste des &lt;span style=&quot;color: #ec6c21;&quot;&gt;&lt;b&gt;coups de coeurs de la blogosphère&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; rencensés par Theoma et consultable &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.audouchoc.com/article-non-si-encore-un-challenge--38300624.html&quot;&gt;&lt;b&gt;ici&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ec6c21;&quot;&gt;&lt;b&gt;Faaâââciiile !!!&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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