05.10.2007
musique : The One AM Radio
Sur une idée de Thom du Golb, voici donc ma contribution au crossover entre blogs littéraires et blogs musicaux. Mais, avant de me lancer dans l'aventure, quelques explicitations s'imposent car je sens poindre des interrogations chez certains de mes lecteurs : Crossover ? Keskecékeça ? Le principe est simple : les blogueurs littéraires doivent écrire un article sur un album, artiste, groupe qui leur tient à cœur, et inversement les blogueurs musicaux doivent écrire un article sur un livre ou auteur qu'ils apprécient particulièrement... Enfin, doivent, ceux qui souhaitent participer s'entend, hein, Thom ne nous met pas de révolver sur la tempe non plus ! Bref, c'est-y pas une idée qu'elle est bonne ça, le crossover ? Excellente même ! Mais à m'y essayer, je me rends vite compte que ce n'est pas évident pour moi d'écrire un article musical. Autant je trouve relativement facilement mes mots pour parler d'un livre, autant pour un disque... Bon, j'aurais pu tricher et vous réactualiser LE post musical de ce blog, le seul, l'unique contributeur à ma rubrique musique moribonde, mais ce serait tricher, et tricher, c'est pas mon genre, non, non, non, puis c'est pas bô... Bien, il faut donc que j'arrête de tourner autour du pot et que je me lance. Alors, voilà : j'adore The One AM Radio, écoutez-en un extrait ici ou là ! Woilà woilà, c'est fait !
...
Nââân, je blague ! (hûhû, il fallait bien que quelqu'un le fasse, ce fut moi. Pour les autres participants au crossover, la blague est éculée si vous voulez vous y essayer après moi !)

Bon, reprenons. Je vais donc vous parler (ou du moins essayé de vous parler) de The One AM Radio. Et comme l'on se doit toujours de rendre à César, etc... merci à Blogo Rébarbatif de m'avoir fait (re)découvrir cet artiste au nom imprononçable : Hrishikesh Hirway.
Mais tout d'abord je vais vous raconter une petite histoire : comment ai-je découvert cet artiste, groupe à lui tout seul (ou comment dévier d'un article musical pour en arriver à parler de moi et ma vie, histoire de satisfaire mon ego). Je suis une insomniaque chronique et, pour occuper mes nuits d'insomnies, j'ai ce blog et j'ai aussi le surf. Or donc, par une nuit d'insomnie, et après de multiples clics au hasard de blogs en sites internet, j'arrive, sans trop savoir comment, en pleine nuit étoilée... et découvre la pop minimaliste, intimiste et hypnotique de The One AM Radio (qui n'a jamais aussi bien porté son nom que lors de ma séance de découverte... à 1h30 du matin !). Quelques temps après, alors que je ne retrouve plus ni la référence du site en question, ni le nom du groupe, et pense avoir perdu à jamais mes violons envoûtants (Shivers), je tombe sur un article de Blogo Rébarbatif présentant l'artiste en question... Le hasard fait bien les choses tout de même !
Bref, The One AM Radio c'est donc un artiste, Hrishikesh Hirway, unique membre permanent du groupe. The One AM Radio, c’est aussi 12 albums depuis 1998 : je ne prétendrais donc pas connaître tout de The One AM Radio, loin de là ! Mais, pour ce que j'en connais, la musique de The One AM Radio fait preuve d'un sens des ambiances épurées, magnifique collection de mélodies diluées. De la folk-pop minimaliste versant autant dans l'orchestral que dans l'organique et l'électronique, le tout saupoudré, par petites touches, d'instruments à cordes ou à vents. À mi-chemin entre simplicité et raffinement distingué, les chansons sont d'une beauté placide et évidente, portées par la voix feutrée, chuchotante et émouvante d'Hrishikesh Hirway. Il s'en dégage de prime abord une sensation de monochromie qui se dément progressivement. The One AM Radio présente une sonorité caractéristique et singulière, empreinte d'une nostalgie palpable.
Pour finir j'ajouterai juste qu'après avoir frénétiquement téléchargé tous les morceaux de The one AM Radio disponibles sur le web, j'ai depuis quelques temps déjà acquis un CD avec fenêtre sur mer... ça s'appelle A Name Writ In Water, c'est magnifique, lent et mélancolique, tout ce que j'aime. Et surtout, j'insiste, allez écouter ICI le morceau Shivers, que j'adôôôre.
BlueGrey
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05.08.2005
musique : Bourlingue - ToKo
Jazz manouche surprenant, festif, virevoltant et envoûtant, au rythme effréné, inspiré des musiques d'Europe de l'Est, et coloré de sonorités hispanisantes et orientales s'entremêlant de rock, jazz et même country (!).
ToKo est incontestablement un groupe de scène, fait pour la scène ! Son but est évident : créer une ambiance de fête, une musique vivante et terriblement entraînante qui donne envie de danser. Dans ToKo, pas de démonstration ni de longs solos pompeux, juste des mélodies simples et enivrantes qu'on se surprend à fredonner.
Créé en 2003, cette formation marseillaise est le fruit d'une rencontre improbable entre deux guitaristes autodidactes et énergiques adeptes du rock, du jazz et de la musique de Django Reinhardt et deux instrumentalistes à cordes du répertoire classique. Nous y rencontrons donc Alexandre Taveau à la contrebasse toute en sobriété et à l’accordéon, Lionnel Buzac à la guitare et au chant, Xavier Fernandes à la guitare, à l’harmonica et à la derbouka et Patricia Chaylade au violon manouche virevoltant.
Sans jamais se prendre au sérieux, les ToKo nous proposent quelques reprises hommages à leurs maîtres Django Reinhardt (Minor swing) ou Tony Murena (Indifférence), mais la quasi-totalité de leur partition est constituée de compositions originales aux titres absurdes et grinçants : Canicule, Les yeux rouges, Les poumons qui saignent, La valche folle, etc...
Leur premier album intitulé Bourlingue nous restitue cette diversité de sonorités et d'influences. On y retrouve les deux reprises sus-citées plus 12 titres originaux. Les ToKo insufflent à chacune de leur composition une petite touche d'originalité particulière : quelques notes de samba sur Bourlingue, une incursion country au milieu de Les yeux rouges, une touche d’orientalisme dans Les poumons qui saignent, une Valse à Bijou très dansante, un morceau justement intitulé Guinguette qui, sur sa seconde partie, a un faux air de famille avec Amélie Poulain de Yann Tiersen...
Au 11e morceau, La complainte de la roumaine dépressive, chant celtico-corse, petit interlude accordéon-voix entre Alexandre Taveau et Lionnel Buzac, on réalise qu'il n'y avait pas de voix jusque là, que de l'instrumental !
Bref, le swing manouche des ToKo est tout simplement captivant !
Et pour découvrir des extraits de leur album, rendez-vous sur leur site Internet : http://tokolesite.free.fr/
BlueGrey
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Vu en concert au festival Culturalité le 30 juillet 2005
22:30 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : CD, musique, jazz













