26.07.2008

[danse contemporaine] La confidence des oiseaux, migration d'été

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Deux danseuses sortent de la nuit, vêtues de leur seul maquillage d'indien, couleur terre, et harnachées de structures en bois. Elles tendent un bras, une jambe, et offrent ainsi un appui à leurs partenaires : corneilles, étourneaux, geais, perruches, pies… Une corneille danse un pas de deux avec une jeune femme en sautillant le long de son corps, d'une extrémité d'un pied jusqu'au bout des doigts, des étourneaux s'ébrouent dans un miroir d'eau tandis qu'une danseuse leur donne la réplique...

Quatre danseurs et une vingtaine d'oiseaux évoluent ainsi de concert dans un ballet atypique et fascinant, poétique et esthétique, terriblement fragile aussi. Car la présence d'oiseaux en scène, si elle est, bien sûr, une image poétique puissante, introduit aussi l'inattendu et le trouble au sein de codes théâtraux bien rôdés. En effet le maître mot du spectacle est "laisser être", c'est-à-dire renoncer à s'approprier, restituer en sa liberté, surprendre les créatures dans leur jaillissement. Un fragile équilibre se construit ainsi, entre danseurs et oiseaux, patiemment, dans une attention et un rythme partagés, mais sans cesse bouleversé par la libre impulsion des oiseaux, inventant à chaque fois une chorégraphie différente.

De cette rencontre entre danseurs et volatiles naît un dialogue inattendu et éminemment poétique entre ciel et terre en une danse lente qui nous suggère un nouveau monde empreint de respect et de complicité entre espèces.

« La scène est un résumé complet du monde. Sur le plateau, l'homme a les pieds sur terre, au sol. L'espace au-dessus de lui est réservé à la lumière, je veux y faire un lâcher d'oiseaux comme un lâcher silencieux de « grandes images » pour accéder à l'inconnu qui s'éveille à la vue d'un oiseau qui vole, qui passe en volant et permet la subtile opération de l'esprit qui se concentre après sa disparition. » Luc Petton

 

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La confidence des oiseaux, migration d'été
Le Guetteur / Luc Petton et Cie (Picardie)

Vu le 22/07/2008 au Festival d'Avignon Off 2008

25.07.2008

[danse contemporaine] You're a bird, now !

6b6a36e6d16b2815fb35cfd1475167b7.gifSol blanc, murs blancs, un fauteuil, un tabouret, une tasse. Un homme, seul, dans ce salon dépouillé, comme emprisonné dans son quotidien, qui ne semble savoir quoi faire, qui attend. De cette attente vont naître images, rêves et fantasmes portés par une musique obsédante. Le corps de l'homme se révèle alors et entre en danse, entre en transe.

De l'introduction où il court la scène en monocycle, à la conclusion où un curieux petit bonhomme de dessin animé qui lui ressemble arpente à grands pas les bordures d'un écran vidéo, le chorégraphe et interprète Christian Ben Aïm fait preuve d'une grande générosité physique et d'une énergie superbe qui force l'admiration. Il tremble, hésite, se jette, saute, parcourt, explore, vibre... Pourtant, il y a quelque chose d'inabouti dans son solo. Certes, la musique de Malik Soarès possède un charme puissant indéniable et la gestuelle du danseur recèle quelques moments de pure grâce, mais il y a là une recherche sur le mouvement qui semble hésiter entre pure abstraction et théâtralité. Les hésitations, le doute sur les outils artistiques à utiliser (danse, théâtre, arts du cirque, voix, musique, vidéo, multimédia ?) sont perceptibles.

Sans être une réussite définitive, cette pièce est toutefois un agréable moment qui oscille entre mise en scène critique du quotidien et élévation onirique.

 

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You're a bird, now !
Cie CFB 451 / Christian & François Ben Aïm

Spectacle vu le 23/07/2008 au Festival d'Avignon Off 2008

28.07.2004

[danse contemporaine] Heimat, où habitons-nous? (habitable)

Heimat se présente comme une «pièce pour un transat, une interprète et un musicien électroacoustique». Bref, nous assistons à une chorégraphie entre une danseuse et un transat sur fond de musique électro... Une recherche autour du corps et de l'objet, du rapport entre le vivant et l'inerte, basé sur le principe de la «danse-contact».

Bof bof.

 

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Heimat, où habitons-nous ? (habitable)
Spectacle conçu par Julika Mayer avec la collaboration artistique de Cendrine Gallezot (chorégraphie) et Bruno de Lavenère (scénographie)
Création sonore de Matthieu Dehoux
Avec Julika Mayer

Vu au Festival d'Avignon Off 2004

16.07.2004

[danse contemporaine] Gravitation

D'accord, je n'y connais absolument rien en danse contemporaine. D'accord, il s'agissait « d'improvisation », d'une « recherche chorégraphique »... D'accord. Certes. Oui. Mais bon...

Un moment intéressant toutefois : celui de la danseuse de claquettes et des musiciens "se répondant".

 

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Gravitation
Par la Compagnie tempo cantabile - 56 rue du Pré - 72000 Le Mans

Vu au Festival d'Avignon Off 2004